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La baisse des prix de la téléphonie mobile a profité aux ménages selon UFC-Que Choisir


Avec le rachat de SFR par Numericable, le secteur des télécommunications est en pleine phase de restructuration. C’est le moment qu’a choisi l’association UFC-Que Choisir pour dévoiler son étude exclusive sur l’état du marché de la téléphonie mobile et les perspectives à moyen terme. Morceaux choisis.


Ainsi, l’association précise que « si le bilan consumériste de l’arrivée effective d’un quatrième opérateur est incontestablement bénéfique, de sérieuses craintes se font jour quant à la préservation de cette intensité concurrentielle, ce qui exige anticipation et action de la part des autorités de régulation ».  

Selon elle, « depuis l’arrivée du quatrième opérateur de réseau, le paysage français de la téléphonie mobile se caractérise par un heureux épuisement du modèle de la « subvention » au terminal. »

Chiffres à l’appui, elle précise en effet que « fin 2013, près d’un abonné sur 2 (49,3%) avait une offre sans engagement, soit deux fois plus qu’en janvier 2012 ».

Affirmant qu’ « avec cette croissance, le « sans engagement » devrait devenir la règle en 2014. Une bonne nouvelle lorsque l’on constate que le modèle de l’engagement avec subvention occasionne un surcoût pour le consommateur qui peut aller jusqu’à 50% pour les smartphones entrée de gamme. »

Plus important encore, selon UFC, « l’arrivée d’un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mensuelle mobile de 30 %. »

Ainsi, affirme l’étude, en l’espace de deux ans (2012 et 2013), les utilisateurs de services mobiles ont économisé pas moins de 6,83 milliards d’euros ! Résultat : ancienne championne européenne de la cherté avec des prix 25 % plus élevés que dans le reste des pays de l’Europe en 2010, la France est désormais un pays où il fait enfin bon téléphoner : les prix y sont désormais deux fois moins élevés !

Mais l’association pointe également du doigt un possible retour à trois opérateurs : « si à court terme le rachat de SFR maintient 4 opérateurs, la fragilité de Bouygues Telecom ne garantit pas – et les tractations actuelles le confirment – son maintien sur le marché à moyen terme. »

Ainsi, « pour éviter que le retour à 3 opérateurs n’occasionne, comme en Autriche où les prix ont bondi de 10% en raison d’une telle restructuration, une inacceptable marche en arrière, il est indispensable de préparer dès à présent ce scénario. Dans ce cadre, il est essentiel de réformer la tarification de gros appliquée par les opérateurs de réseaux aux opérateurs virtuels (Virgin Mobile, NRJ Mobile, etc.) afin de permettre à ces derniers d’être les garants de la concurrence. »

« Au vu de ces éléments, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de garantir aux consommateurs le maintien d’un niveau concurrentiel élevé sur le marché de la téléphonie mobile avec des prix compétitifs et une qualité de service satisfaisante, demande aux autorités de régulation (Autorité de la Concurrence et ARCEP), appelées à se prononcer sur la restructuration en cours :

De se positionner sur le court et moyen terme s’agissant de la restructuration du secteur et notamment de fixer toutes les conditions propres à la sauvegarde d’une intensité concurrentielle au service des consommateurs ;

De faire baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les opérateurs de réseau aux MVNO pour les orienter vers les coûts réels, afin que les MVNO puissent jouer le rôle d’agitateurs du marché. »

 
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